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Les mutations techniques et technologiques de développement des entreprises ont amené de nouveaux métiers sur le marché de l’emploi.

C’est le cas notamment avec la digitalisation de secteurs de l’industrie et de l’entreprise, qui doivent intégrer maintenant le digital dans les produits et services, à la fois sur l’aspect informatique, mais aussi marketing avec des ressources pointues.

 

Deux exemples avec un CTO et un RH2 :

La dimension technologique des ressources nécessaires est souvent plus difficile à mettre en place que pour le marketing. Le poste de CTO (chief technological officer) est du coup très convoité, mais beaucoup d’entreprises n’ont pas les moyens d’avoir un CTO à temps plein. Les entreprises font appel à des CTO à temps partagé, pour piloter certains pans de leurs activités, pour optimiser les développements, lever des freins, apporter une expertise sur un projet web, digitaliser un parcours client … Autant de missions qui permettent d’utiliser l’expérience du CTO à temps partagé.

Les postes RH sont aussi des postes que l’on trouve maintenant à temps partagé. L’externalisation permet de suivre une organisation stratégique en prenant en charge le recrutement de nouvelles recrues, la formation de collaborateurs et les aspects réglementaires (social et juridique). C’est cette dynamique de l’emploi, ces parcours transversaux qui permettent au tissu des entreprises françaises d’être toujours performantes.

Le travail à temps partagé n’est pas exclusivement présent dans des secteurs tertiaires, pour des entreprises qui n’ont pas les moyens d’engager sur un poste RH ou CTO à temps plein.

 

Un autre exemple de groupements d’employeurs avec des industries différentes

Le GE Progress, créé en 2017, permet à de grandes industries comme Perrier, Eminence, Royal Canin ou Syngenta, de mutualiser des ressources pour faire face à des pénuries aléatoires de main d’œuvre. Cela permet de partager des salariés, et, à terme, d’initier des CDI, lorsque le poste est déclaré pérenne. Les groupements d’employeurs permettent également d’échanger entre eux, de partager, outre des ressources, également des idées, des informations et de communiquer non plus en mode concurrentiel mais d’augmenter leur dynamique.

 

Des secteurs qui pourraient utiliser le GE et qui n’osent pas

Comme on le constate, il y a de nombreux secteurs qui sont porteurs pour le travail à temps partagé, avec des entreprises qui n’ont pas les possibilités d’attirer des profils techniques ou des cadres à temps plein.

Il y a également des entreprises qui ont besoin de personnel pour des temps donnés, et dont la saisonnalité oblige au recrutement de collaborateurs supplémentaires, mais pour une durée partielle.

Il y a aussi des PME-PMI qui pourraient utiliser les groupements d’employeurs mais qui n’osent pas :

  • soit parce que les profils exigés nécessitent une formation accrue
  • soit parce qu’ils ne savent pas évaluer leur besoin de personnel
  • soit parce que, confrontés à des obligations contractuelles qui leur paraissent insurmontables
  • soit par peur de la concurrence

C’est toujours autant de freins qui les renvoient à une gestion du personnel traditionnelle et moins souple.

  • Le secteur médical avec des ressources humaines qui fluctuent en fonction des périodes.
  • Les secteurs informatiques avec des postes de développeurs.
  • Des créatifs pour des projets complexes.
  • Les secteurs qui emploient de la main d’œuvre commerciale

Ces secteurs pourraient s’inspirer du mode de management du groupement d’employeurs sur des périodes habituellement connues de tensions d’activité ou de durée ponctuelle de projets.

Certes l’intérim a été une solution, mais cela projette aussi, souvent, des personnes dans la précarité du fait de l’alternance de périodes de chômage entre les missions d’intérim.

Le cadre normatif et règlementaire accroit encore leur frilosité, et finalement, leur impose une gestion à flux tendus, au mépris souvent du bien-être de la personne, imposant des cadences anormales.

Ce qui fait souvent hésiter les PME-PMI, c’est encore la méconnaissance des groupement d’employeurs, de leurs valeurs, de leur éthique et l’impression infondée de ne plus maîtriser ce qui apparaît comme une constituante de la croissance d’une entreprise : la masse salariale.

On a parlé dans le passé de main d’œuvre comme variable d’ajustement dans les résultats de croissance des entreprises, du fait des charges. Cependant des solutions existent à ces problématiques qui sont les modèles d’entreprises de demain, où justement, c’est la compétence, le savoir-faire, la disponibilité du personnel et la volonté propre d’adhérer à un mode de management, où le travail est une mission, une participation à un projet pour un temps donné, pour une action particulière.

 

Le point de vue du GEA

En Gironde, le GEA s’est créé en 1996 et ne cesse de croître face au chômage toujours plus élevé et aussi face à l’inadaptation de certains modèles de contrats qui ne séduisent plus.

Le travail à temps partagé n’est pas un moyen d’acquérir des ressources à moindre coût. C’est plutôt, le moyen de participer à la création de valeur au sein de l’entreprise en intégrant des profils renouvelés avec souvent des compétences transversales. L’entreprise adhérente rencontre des personnes dont les parcours atypiques enrichissent la société par leur manière de concevoir le travail au sein d’une mission.

Le temps partagé est un moyen efficace pour les entreprises qui ont besoin de personnel à temps partiel, de recruter des profils qualifiés. Pour les profils en question, c’est aussi la garantie d’avoir des missions variées et de travailler comme salarié pour plusieurs entreprises. Il faut être adhérent d’un groupement d’employeurs pour pouvoir s’organiser et en partager les ressources humaines.

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