Il n’est pas une semaine, ni un magazine qui n’ait fait son article sur les impacts de l’intelligence artificielle sur le travail. Cette technologie inconnue dans nos esprits il y a encore quelques temps, fleurit actuellement dans toutes les bouches. Objet de fantasmes, de peurs qu’elle ne fasse disparaître des métiers, on se penche dessus aujourd’hui pour faire le point et préciser les choses.

L’intelligence artificielle qu’est-ce que c’est, de quoi parle-t-on ?

C’est bien une technologie qui permet de faire des tâches habituellement manuelles de façon informatiques. C’est une technologie qui effectue des tris grandes vitesses par exemple et surtout qui est en face de processus où l’apprentissage tel qu’on l’a initié est constamment remis à jour, comme on le dit souvent on apprend de ses erreurs et bien l’intelligence artificielle se nourrit de ses succès, on parle alors de machine learning. Mais cette vision de l’IA qui se substituerait à l’humain est une véritable utopie aujourd’hui.

Tout d’abord, il faudra encore beaucoup de temps avant qu’elle ne puisse prendre des décisions de façon autonome.

L’IA est déjà très présente dans le secteur bancaire, dans le secteur de la santé et on en voit bien les effets bénéfiques, tâches répétitives et fastidieuses qui suppriment une main d’oeuvre certes mais une personne dont le travail serait de faire cette tâche conduirait inévitablement au bore-out.

Sur le travail l’IA offre de nombreux avantages mais pas que !

On l’a vu sur des tâches récurrentes, on en parle aussi sur les véhicules autonomes etc.

Au GEA, spécialiste du travail à temps partagé, nous sommes attentifs à ces mutations de la société. Nous avons constaté qu’au moment des vendanges, les entreprises agricoles font appel à nos services pour trouver facilement une main d’oeuvre qualifiée et ponctuelle. Nous avons vu aussi que  certains exploitants viticoles ont commencé à investir dans le traitement mécanique des vendanges avec des machines. Lorsque l’entreprise Amazon met en place des robots pilotés par intelligence artificielle pour aller chercher un produit dans leur entrepôt, on pourrait aussi se dire que l’humain va être définitivement remplacé. Au GEA nous avons bien conscience de cela et c’est pour cela que nous encourageons le développement des compétences à l’informatique, nous souhaitons que les acteurs du monde à venir soient conscients des enjeux techniques, des nécessités des changements à faire sur eux-mêmes.

L’IA va projeter une catégorie de travailleurs vers une spécialisation accrue, avec une valorisation de compétences transversales, où supprimer des postes à tâches répétitives ou à faible qualification reste concevable.

l’IA va favoriser une autre organisation du travail avec notamment des performances dans le travail en équipe et le développement de l’autonomie. Là où l’IA va augmenter les cadences que l’humain ne pourrait faire, l’homme va valoriser ses compétences et sa créativité par une meilleure participation au pilotage des activités de l’entreprise.

L’avènement de nouveaux postes

Mais si bon nombre de postes vont disparaître avec l’intégration de l’IA dans la société d’aujourd’hui, il faut bien comprendre que de nouveaux postes vont voir le jour, comme les superviseurs pour contrôler les machines, par exemple. Les RH vont devoir se réinventer aussi pour chercher au travers des CV consultés dans une base pilotée par l’IA, l’émergence de talents et le potentiel de la complémentarité ou de compétences pour créer et mettre en place une équipe.

Du côté de la santé, nécessairement l’IA présente des avantages dans la lecture automatisée des images, mais l’interprétation et la prise de décision seront bel et bien prises par le corps médical.

L’IA va modifier l’organisation du travail et si la prise de décision finale n’est plus exclusivement hiérarchique, le véritable enjeu de toutes nos structures va être d’accompagner cette mutation. Dans ce panorama, le GEA va être un atout majeur, en effet ces compétences transversales vont mettre à la mode, la nomadisation du travail, où un salarié va travailler pour plusieurs organisations, le travail digital permettra aussi de trouver des acteurs compétents en télétravail pour mettre à jour des talents sans les contraintes de décalage et de déplacements.